ÉTAT DES POURSUITES JUDICIAIRES

ENGAGÉES PAR LA FONDATION URANTIA

CONTRE CERTAINS LECTEURS DU LIVRE D’URANTIA

Écrit par Kristen Maaherra en juillet 1992

Traduit par Léonard Glen en août 1992

 

La Fondation Urantia poursuit deux lecteurs.

La Fondation Urantia a engagé une action en justice contre J J . Johnson de Phoenix, en Arizona, et Kristen Maaherra de Boulder, au Colorado, le 27 février 1992 à la Cour fédérale des États-Unis pour le district judiciaire de l’Arizona à Phoenix, présidée par l’Honorable Stephen M. McNamee, les accusant d’avoir enfreint ses droits d’auteur et ses marques déposées. À la date de l’action, la Fondation Urantia était composée des membres à vie Martin Myers, Rich Keeler, Hoite Caston et Neil Waldrup.

 

Leur énorme crime est d’avoir publié un index.

Le demandeur poursuit monsieur Johnson et madame Maaherra pour avoir distribué des disquettes contenant un index des fascicules d’Urantia et pour avoir parlé de la Révélation d’Urantia lors d’une émission télévisée à laquelle ils ont pris part ensemble. (Cette série d’entretiens a valu à son réalisateur un prix national pour la meilleure émission religieuse de 1991, alors qu’elle fut en ondes pendant trois mois à Tucson, en Arizona. Elle passe en ce moment à Denver, au Colorado.)

 

J.J. Johnson dénie l’infraction.

Monsieur Johnson a nié avoir enfreint aucuns droits du demandeur et, le 14 mars 1991, la Fondation a retiré sa plainte. Elle a déclaré avoir été informée des activités de monsieur Johnson par quelqu’un de l’Arizona dont elle a préféré taire l’identité puisque, de toute manière, cet informateur ne s’est pas présenté en cour le jour de sa convocation à témoigner. Monsieur Johnson est surtout connu dans le mouvement Urantia pour avoir pris l’initiative, avec la collaboration d’autres Urantiens, de procurer à Andre Traversa de Park Ridge, en Illinois, la première traduction des fascicules d’Urantia en braille, et ce, en dépit du fait que la Fondation avait refusé à l’Institut Braille le droit de venir en aide de cette manière aux handicapés visuels.

 

Jim Mills prend Kristen Maaherra au piège.

Ce fut la déposition d’une experte en analyse d’écriture qui servit à inculper madame Maaherra. Maureen Casey Owens, l’experte en question, a analysé l’écriture de l’intimée sur un formulaire d’adhésion que celle-ci avait retourné au demandeur en réponse à son invitation à faire partie des "Amis de la Fondation Urantia", puis elle a comparé cette écriture à celle de l’adresse qui avait été rédigée à la main sur les disquettes de l’index commandé par Jim Mills, ancien fiduciaire de la Fondation - à titre honorifique depuis mars 1991. "D’après mon expertise à vue et au microscope, déclara-t-elle sous serment, je conclus que l’original de la pièce à conviction B - le formulaire d’adhésion - et celui de la pièce E - l’enveloppe - sont tous deux rédigés de la même main."

 

<<Ce n’est pas un livre religieux.>>

Craig Fochler, l’avocat de la Fondation, a déclaré ce qui suit à l’audition du 15 mars 1991 : "Mais, votre Honneur, je pense que l’élément le plus éloquent dans tout cela, si vous pensez que le livre appartient réellement au domaine public - et, soit dit en passant, il ne s’agit pas d’un livre religieux, il y a beaucoup de...scientifiques, historiques (sic) - mais, si vous pensez qu’il appartient réellement au domaine public, pourquoi vous cachez-vous pour distribuer des copies de la disquette?"

Selon toute vraisemblance, la Fondation ne semble avoir jamais envisagé la possibilité que le service désintéressé puisse être une raison suffisante pour motiver quelqu’un à préférer conserver l’anonymat lorsqu’il pose un geste généreux!

 

Les ventes du livre ont chuté.s

La Fondation Urantia a aussi attribué la chute des ventes du Livre d’Urantia à la libre circulation des exemplaires électroniques de madame Maaherra. La Fondation a réclamé du tribunal une indemnité en dommages et intérêts pour couvrir ses honoraires d’avocat et compenser la perte financière que représente la diminution des ventes du livre - alors que c’est la Fondation elle-même qui a décidé depuis peu d’en priver tous ses distributeurs! - ainsi que pour le tort causé à sa propre initiative de mettre l’index sur support informatique Folio Views - alors que c’est elle-même qui en retarde la parution, tout comme celle de la traduction espagnole, d’ailleurs, qui est encore "à paraître bientôt"!

 

Le premier amendement vient à la rescousse.

Kristen Maherra a présenté sa propre défense aux trois premières auditions de sa cause. Dans une lettre de neuf pages qu’elle a écrite à l’Honorable Stephen M.McNamee, elle déclarait : "J’ai simplement mis un outil de travail à la disposition de ceux et celles qui veulent étudier ma religion, car il faut savoir que le Livre d’Urantia est classé dans la section des "religions" à la Bibliothèque du Congrès américain. Je n’ai déformé aucun enseignement, ni gagné le moindre sou, ni essayé de rivaliser avec le produit de qui que ce soit. Les étudiants continuent de lire le texte dans leur livre; l’index informatique leur sert uniquement d’outil de recherche."

 

La Fondation est <<coincée>> par une contre-offensive.

Un lecteur de longue date, Ernest P. Moyer, de Hanover, en Pennsylvanie, a rédigé une "Demande reconventionnelle" pour la défenderesse Kristen Maaherra. Cette mesure a pour but d’empêcher la Fondation de "laisser tomber" sa poursuite, de sorte qu’elle se trouve elle-même forcée de comparaître devant le tribunal.

La contre-offensive affirme, entre autres, que :

"Sur la foi de renseignements tenus pour véridiques, personne n’a jamais été identifié comme étant l’auteur du Livre d’Urantia ...

"...certains énoncés du Livre d’Urantia l’assimilent à une Révélation religieuse dont les auteurs sont des êtres divins...

"Lorsqu’il a présenté sa demande de copyright pour le Livre d’Urantia en 1955 et au moment de la réitérer en 1983, le demandeur a omis d’informer la Bibliothèque du Congrès qu’il avait publié cet ouvrage en tant que Révélation divine...

"Le demandeur a retiré la franchise de la "Urantia Brotherhood" en 1989... (et) celles de dix-huit (18!) sociétés Urantia en 1990...

"Le demandeur a suspendu la livraison des exemplaires du Livre d’Urantia aux distributeurs nationaux en 1990... (et) imposé de sévères limites à la quantité des exemplaires livrables aux individus et aux groupes...

"Le demandeur se sert des lois commerciales sur les droits d’auteur et les marques déposées pour contrôler et supprimer la promotion et la diffusion du Livre d’Urantia en tant que Révélation divine."

 

Pourquoi un copyright?

Le mandat de la Fondation Urantia est défini dans sa profession de foi - la "Declaration of Trust" - dans laquelle elle s’engage à protéger le texte du Livre d’Urantia contre toute altération et à "promouvoir une religion". Dans notre civilisation actuelle, le copyright constitue la technique pour protéger les textes. Il s’agit d’un droit commercial attribué par le gouvernement à un auteur pour que celui-ci puisse exploiter à titre exclusif un ouvrage littéraire ou une oeuvre d’art. Une Révélation divine devrait-elle être assujettie à cette loi humaine?

La Fondation semble soutenir qu’elle ne saurait garantir l’intégrité du texte du Livre d’Urantia sans copyrihgt.Or, à l’enregistrement du copyright, elle s’est désignée elle -même comme étant l’"auteur" du Livre d’Urantia, car, bien sûr, elle n’aurait pu en obtenir les droits s’il lui avait fallu déclarer que les auteurs véritables des fascicules n’étaient autres que nos amis invisibles, les révélateurs.

La Fondation semble en outre croire que les révélateurs eux-mêmes auraient émis des "directives secrètes" leur prescrivant de réclamer des droits d’auteur et des marques déposées. Pourtant, le fait qu’ils aient dû mentir au Bureau des droits d’auteur ne semble guère compatible avec les enseignements du Livre d’Urantia!

 

Et s’il fallait que Kristen Maaherra gagne sa cause!

Certains Urantiens croient que la Fondation n’a pas besoin de droits d’auteur ni de marques déposées pour exercer son mandat de confiance. Le fait de dépenser une grande partie de ses considérables ressources à intenter des poursuites contre certains lecteurs pour avoir osé distribuer des outils de recherche - telle madame Maaherra avec son index - ne correspond sûrement pas aux intentions des révélateurs. Mais que se passerait-il réellement si la Fondation perdait ses droits d’auteur et ses marques déposées? Son mandat est défini dans sa profession de foi; il consiste uniquement à s’assurer que le texte des publications des fascicules d’Urantia restera "inviolé" et à "promouvoir une religion... la véritable religion de Jésus". Sans droits d’auteur et sans marques déposées, la Fondation n’aurait donc rien d’autre à faire que d’imprimer et diffuser les fascicules d’Urantia, la cinquième Révélation historique à notre planète.

 

Qu’en est-il des droits d’auteur aux États-Unis et au Canada?

Lors de la première édition des fascicules d’Urantia en 1955, une situation unique prévalait dans le monde au sujet des droits d’auteur. Deux grands accords internationaux venaient d’être conclus, soit l’Accord universel sur les droits d’auteur et la Convention de Berne.

La Convention de Buenos Aires, qui remontait à 1910, se limitait essentiellement aux deux Amériques. L’accord universel sur les droits d’auteur reprenait les mêmes principes fondamentaux et les étendait à d’autres pays du monde. Les États-Unis ont signé cet autre accord le 16 septembre 1955. Au début des années 70, plus de 60 pays l’avaient aussi endossé, parmi lesquels 40 étaient déjà membres de la Convention de Berne, l’autre grande union internationale qui rassemblait alors 59 pays, dont le Canada. C’est ainsi que de nombreux éditeurs américains avaient coutume - et l’ont toujours - de proclamer la parution de leurs nouveaux ouvrages simultanément aux États-Unis et au Canada. De cette manière, quand bien même leur pays n’en fait pas partie, les auteurs américains bébéficient des avantages de la Convention de Berne.

Au Canada, le Livre d’Urantia est classé parmi les anthologies.

 

Les fascicules vont-ils un jour tomber dans le domaine public?

Le copyright original du Livre d’Urantia aux États-Unis date de 1955. Conformément à l’Accord universel sur les droits d’auteur, il était valable pendant une période de 28 ans, c’est-à-dire jusqu’en 1983. Or, la nouvelle loi promulguée en 1977 a permis aux détenteurs des droits d’auteur de les renouveler pour une période de 47 ans, soit jusqu’en l’an 2030, ce qui signifie que, suivant l’issue de l’actuel procès, les lecteurs du Livre d’Urantia pourraient bien avoir à attendre encore 38 ans avant de pouvoir s’en procurer un exemplaire dans les librairies!

 

La Fondation qualifie le Livre d’Urantia d’"ouvrage à contrat".

Toute demande de renouvellement doit être déposée moins d’un an après la date d’expiration du copyright et entrer dans l’une ou l’autre des neuf catégories suivantes :1) une oeuvre posthume; 2) un périodique; 3) un écrit à caractère encyclopédique; 4) une publication de nature mixte; 5) un ouvrage qu’une personne morale possède autrement que par cession ou délégation des droits d’un auteur particulier; 6) un livre rédigé à contrat pour le compte d’un employeur; 7) un ou plusieurs articles écrits par un auteur individuel dans un périodique ou 8) dans un ouvrage à caractère encyclopédique ou 9) dans une publication de nature mixte.

Ces catégories ont posé un sérieux problème de choix à la Fondation quand celle-ci a demandé à renouveler ses droits sur les fascicules en 1983. D’une part, elle ne pouvait pas les réclamer à titre posthume puisqu’elle n’en connaissait même pas l’auteur; on lui avait fait don du livre en ayant soin de préserver intentionnellement l’anonymat de celui qui en avait transmis le contenu. D’autre part, il ne s’agissait pas d’un périodique ni d’un ouvrage à caractère encyclopédique ni d’une oeuvre de nature composite. De plus, étant donné que les fascicules d’Urantia avaient été offerts en cadeau aux premiers fiduciaires de la Fondation en1950, celle-ci se trouvait à l’avoir reçu par cession - et en serait le dépositaire légal si un contrat avait été conclu avec l’auteur. En outre, comment Le Livre d’Urantia pourrait-il être un "ouvrage à contrat" puisque ses "rédacteurs" mêmes sont anonymes?

Ainsi, selon les critères susmentionnés, la Fondation n’aurait pas été censée obtenir le renouvellement du copyright du Livre d’Urantia. Or, dans leur demande de 1983, les fiduciaires ont néanmoins décidé d’inscrire le Livre d’Urantia comme un "ouvrage à contrat" et, dans son actuelle poursuite judiciaire, la Fondation ose prétendre qu’elle a engagé quelqu’un pour écrire le livre, alors que non seulement elle n’existait même pas encore au moment où les fascicules ont été rédigés mais, par surcroît, elle a été créée expressément dans le but de conserver les clichés typographiques du Livre d’Urantia sous bonne garde!

 

La Fondation désigne le fils du docteur Sadler comme étant leur "auteur à contrat".

Dans la cause de Kristen Maaherra, l’avocat de la Fondation, Craig Fochler, a déclaré au juge McNamee de la Cour du District fédéral de Phoenix, le 15 mars 1991, ce qui suit (relaté à la page 27 de la transcription des auditions) : "C’est un fiduciaire de la Fondation Urantia nommé William Sadler - je précise qu’il s’agit du fils et non du père - qui a écrit, ou qui a rédigé, ou qui - de quelque manière que vous voulez - est l’auteur de certaines parties du Livre d’Urantia. Cela faisait partie du travail, car il est clair qu’il s’agissait d’un ouvrage à contrat, mais aussi d’un travail en collaboration, et c’est d’ailleurs ce qui a constitué la base de la demande de renouvellement." Notez que Maître Fochler a pris garde de ne pas attirer l’attention du tribunal sur le fait que la déclaration de la Fondation - à l’effet qu’il s’agissait d’un ouvrage à contrat - concernait uniquement la table des matières, et non le texte même, alors qu’il est bien connu que la table des matières a été rédigée par Bill Sadler.

 

Devrons-nous attendre encore 38 ans avant que le livre ne tombe dans le domaine public?

De nombreux spécialistes ont exprimé l’opinion que, si la Fondation n’avait pas déclaré, dans sa demande à la Bibliothèque du Congrès, que le Livre d’Urantia était un ouvrage à contrat, il serait d’ores et déjà tombé dans le domaine public, et non dans 38 ans d’ici seulement. On le trouverait encore sur les rayons des librairies et sur les listes courantes des distributeurs.

 

Peut-on obtenir des droits d’auteur pour une table des matières?

Bernard C. Dietz, l’actuel chef de section à la division du contrôle des renouvellements au Bureau fédéral américain des droits d’auteur, a déclaré dans sa déposition du 17 octobre 1991 qu’"il faut garder présent à l’esprit que, dans la très grande majorité des cas, on ne peut obtenir de copyright pour la seule table des matières, puisque celle-ci ne constitue tout au plus qu’une liste de citations puisées à même le livre. Pour conférer des droits à un auteur, il faut que la table des matières renferme un texte original que l’on puisse attribuer exclusivement à cet auteur."

 

Peut-on obtenir des droits d’auteur pour des Révélations divines?

Autre extrait tiré de la déposition de Bernard Dietz i 1991:

Q. : "Si l’un d’entre eux avait répondu que l’objet du copyright de 1956 n’était pas une de leurs créations mais leur avait été remis par révélation divine, qu’auriez-vous fait?"

R. : "Ce n’était pas chose rare à l’époque de recevoir des demandes de copyright pour des oeuvres dont les candidats affirmaient qu’elles leur avaient été révélées en rêve, soit par quelque aliénigène* venu d’outre-espace, soit par quelque entité divine; mais ces requêtes étaient systématiquement rejetées."

Q. : "Et pour quelle raison?"

R. : "Parce qu’elles ne constituaient pas des ouvrages... Dans le second cas, le contenu des ouvrages n’était pas attribuable à un être humain et, dans le premier cas, l’auteur n’avait pas établi de relations de droits d’auteur - ou n’était pas un membre d’un corps gouvernemental l’ayant fait - soit avec les États-Unis, avec Mars, par exemple, ou la Lune."

 

Les fiduciaires croient-ils réellement que "la Fondation" est l’auteur du Livre d’Urantia?

Lors d’une précédente poursuite de la Fondation contre Bob Burton, lecteur et membre du Forum, le président de la Fondation à cette époque, Thomas A. Kendall, eut à répondre à la question suivante :

Q. : "Le demandeur - pour la Fondation Urantia - déclarera-t-il au Tribunal qu’une personne naturelle a été ou est l’auteur des fascicules qui constituent maintenant le texte du Livre d’Urantia."

R. : "Si le terme "personne naturelle" qui est utilisé dans cet interrogatoire désigne un "être humain", alors la réponse est négative."

 

* Aliénigène : Du latin alienigenus, qui signifie "d’une autre race"... que la race humaine, en l’occurrence.

 

Qui a écrit les fascicules d’Urantia?

Encore dans l’affaire Burton de 1975, voici les réponses de la Fondation aux requêtes déposées par le défendeur Burton comme preuves recevables, à savoir :

Requête no. 1 : "Qu’aucune personne naturelle n’est à l’origine du texte le Livre d’Urantia?"

Réponse : "Le demandeur admet cette preuve comme recevable."

Requête no. 13 : "Que la Fondation Urantia n’est pas l’auteur du Livre d’Urantia."

Réponse : "Pour constituer une preuve recevable, la réponse à cette requête

commande une conclusion de droit et dépend de la signification que l’on prête au mot "auteur". Si le défendeur entend par là que la Fondation n’a pas écrit ou créé le texte du Livre d’Urantia, alors le demandeur admet cette preuve comme recevable."

La conclusion s’impose.

La Fondation et les lecteurs sont donc tous deux d’accord pour reconnaître que le Livre d’Urantia est une Révélation divine dont les auteurs sont des êtres divins.

 

Quel est le rôle de la Fondation?

Si la loi sur les droits d’auteur ne prévoit pas de disposition à l’égard des aliénigènes, comment la Fondation entend-elle assurer la protection du texte des fascicules d’Urantia? Selon Kurt Cira, "certains craignent que des versions imprécises puissent alors être mises en circulation. Mais voilà qui nous ramène tout droit au véritable but de la Fondation, qui ne consiste qu’à publier la version authentique du Livre d’Urantia - au regard de laquelle toutes les autres peuvent être vérifiées. Le meilleur gage de protection que la Fondation puisse donc offrir au Livre d’Urantia, c’est d’en imprimer le plus grand nombre d’exemplaires possible."

 

Quel est le rôle du Bureau des droits d’auteur?

Dans sa déposition du 25 novembre 1975 en liaison avec laffaire Burton, Dorothy M. Schrader, procureur du gouvernement américain au poste d’avocat principal pour le Bureau des droits d’auteur, expliqua clairement que le Bureau n’a pas pour rôle de vérifier l’exactitude des faits rapportés dans les formulaires de demande. Le fait de détenir un copyright ne constitue donc pas une "pièce probante" à l’effet que le détenteur l’a obtenu à juste titre; cela signifie uniquement "(...) qu’il s’agit là des faits dont le candidat nous a fait part dans sa demande. L’attestation est parfois émise à la suite d’une simple correspondance, après une certaine recherche de renseignements, mais, de toute façon, il s’agit d’une information que nous ne pouvons que présumer être juste".

Autrement dit, quand bien même les renseignements fournis dans le formulaire de demande de copyright seraient faux, le Bureau les tiendrait pour vrais. Si une erreur est flagrante, le Bureau peut demander des précisions; mais, là encore, on peut toujours persister à lui redonner les mêmes faux renseignements, et on finira par obtenir le copyright convoité.

Le Bureau des droits d’auteur n’exerce pas un contrôle des faits; il se contente de les enregistrer tels qu’ils lui sont communiqués dans les formulaires de demande. Si quelqu’un d’autre en conteste la véracité et réclame le rétablissement de la vérité, il doit alors porter la cause devant les tribunaux. Or, c’est précisément une récusation officielle de cet ordre que représente la demande reconventionnelle dans l’affaire Maaherra.

 

Sur la nationalité de l’auteur...

Voici un autre extrait de la déposition de maître Scharder :

Q. : "Si je comprends bien, d’après votre témoignage, si aucune allégation n’est faite à l’égard de la nationalité de l’auteur, vous ne pouvez pas inscrire ou n’inscrivez pas la réclamation."

R. : "Oui, je pense que c’est tout à fait exact."

Or, tous les lecteurs du Livre d’Urantia savent que les révélateurs ne sont citoyens ni des États-Unis ni d’aucun autre pays avec lequel les États-Unis ont conclu des accords de droits d’auteur.

 

...et encore sur la question d’un "ouvrage à contrat".

Q. : "Pour pouvoir parler d’ouvrage à contrat, faut-il absolument que la personne physique qui rédige comme tel le document inscrit aux droits d’auteur reçoive un salaire de la personne morale qui est désignée comme étant l’auteur?"

R. : "Je dirais que ce n’est pas essentiel, mais j’aimerais ajouter que c’est une question difficile dont les tribunaux ont déjà été saisis à quelques reprises. Ils ont dressé une liste de plusieurs facteurs à considérer pour déterminer si tel ou tel ouvrage a été fait à contrat. Je crois que ces facteurs peuvent résumer aux deux principaux critères suivants, à savoir, premièrement, qui a l’autorité suprême sur le contenu, le style et la préparation de l’oeuvre, et, deuxièmement, qui a défrayé le projet. Je dirais que ce sont là les deux critères primordiaux que les tribunaux ont considérés."

Or, tous les lecteurs du Livre d’Urantia savent que ce sont les révélateurs qui avaient "l’autorité suprême" sur l’oeuvre et qu’ils ne furent certes pas payés par la Fondation.

 

Pourquoi la Fondation ne poursuit-elle pas J.J. Benetiz?

De toute évidence, la Fondation a une prédilection pour un type de litige en particulier. De nombreux lecteurs se demandent pourquoi elle n’a toujours pas entrepris de poursuites contre J.J. Benetiz, le prolifique auteur en langue espagnole qui a plagié de larges extraits du Livre d’Urantia à son profit personnel, alors même qu’elle est au courant de cette contrefaçon depuis 1984. Pourtant, lorsque les fiduciaires ont découvert l’index informatique de Kristen

Maaherra, ils en ont déduit, semble-t-il, qu’ils n’avaient d’autre choix que de la poursuivre "immédiatement"; ils n’ont même pas pris le temps de communiquer avec monsieur Johnson ou madame Maaherra avant de porter plainte.

 

Pourquoi la Fondation ne poursuit-elle pas Ron Cyr?

La Fondation est également parfaitement au courant de la " désobéissance civile" de Ron Cyr, qui ne respecte pas les droits d’auteur ni les marques déposées. Ron Cyr habite Blaine dans l’État de Washington. Il distribue à qui mieux mieux des exemplaires du Livre d’Urantia sur disquettes, et ce, tant en français qu’en anglais, en se servant aussi du programme Folio Views Infobase.

Appelé par la Fondation à présenter une déposition, il a lu la déclaration suivante :

"Je suis ici aujourd’hui pour répondre à certaines questions au sujet du Livre d’Urantia et relativement à mon implication dans la fabrication et la distribution d’exemplaires du Livre d’Urantia en version électronique. Le 16 décembre 1959, la Fondation Urantia, qui affirmait être propriétaire du Livre d’Urantia, reçut du Service interne du ministère du Revenu (IRS) la permission d’être exemptée d’impôt parce que - et je cite - "il appert que vous êtes organisée et administrée exclusivement dans un but religieux et charitable".

Sur la foi de renseignements tenus pour véridiques, depuis le moment où j’ai pris connaissance du Livre d’Urantia en 1972, ce livre a toujours été un ouvrage religieux - il l’était alors, il l’est encore aujourd’hui et il le sera toujours - et j’agirai conformément à cette croyance, peu importe ce qu’il pourra m’en coûter. C’est par le biais de lois profanes - le copyright du Livre d’Urantia ainsi que les marques figuratives (les trois cercles bleu azur) et les marques nominales (les mots Urantia et Urantien(ne) (s)) que la Fondation me prive de ma liberté religieuse - à laquelle j’ai pourtant droit en vertu du premier amendement - en m’interdisant d’utiliser librement le Livre d’Urantia et son symbole dans l’exercice de ma religion et de ma croyance."

Ron Cyr a dit au fiduciaire Hoite caston en personne qu’il entendait bien continuer à distribuer les disquettes des index anglais et français jusqu’à ce que la Fondation mette ces produits en circulation.

 

La Fondation se sert du système judiciaire comme moyen de harcèlement.

George Sammis et Tim Young ont également été assignés par la Fondation à témoigner; mais, tout comme dans le cas de Ron Cyr, la Fondation n’a même pas ordonné la transcription de leurs dépositions, et cette pratique hautement inhabituelle a amené certains lecteurs à affirmer que la Fondation se sert du système judiciaire pour harceler les gens plutôt que pour chercher à découvrir la vérité.

 

La carrière de Fred Merrill comme Urantien fut de courte durée.

Après que la Fondation eut abandonné ses poursuites contre J.J. Johnson, un donateur anonyme a retenu les services de l’avocat de ce dernier, un dénommé Fred Merrill, de Phonix en Arizona, pour défendre madame Maaherra. Maître Merrill, cependant, a oublié d’aviser la défenderesse que la Fondation avait déposé une motion de rejet de son interrogatoire préalable - également rédigé par Ernest Moyer bénévolement - et, au surplus, a omis de se présenter au tribunal pour contester la motion. On a eu tôt fait de le remercier...

 

C’est alors qu’entrent en scène Brylawski, Cleary et Komen, de même que Joe Lewis.

Un autre donateur anonyme a offert à Kristen Maaherra de lui trouver un avocat pour la défendre. Il a choisi, quant à lui, un prestigieux cabinet de Washington, D.C., spécialisé dans les questions de droits d’auteur et de marques déposées, celui de Brylawski, Cleary et Komen, et le dossier a été confié à maître Joe Lewis, qui n’a pas tardé à recevoir du courrier de partout, des lettres, des documents et des idées utiles. Son plan a consisté à compiler franchement les faits en posant des questions en examinant les réponses et en rédigeant les dépositions. Jusqu’ici, par contre, la Fondation s’est systématiquement refusée à lui fournir toute réponse et tout document. De cette manière, non seulement elle empêche Joe Lewis de présenter au tribunal un dossier complet des faits mais elle le force à s’enliser jusqu’à ce que les ressources financières de madame Maaherra soient épuisées.

 

Un litige pour conflit d’intérêts.

Quand la Fondation a appris quel cabinet madame Maaherra avait retenu, elle a aussitôt déposé un motion de révocation, alléguant qu’il y avait conflit d’intérêts. Certains croient que ce geste révèle simplement la futilité de ses auteurs, mais d’autres y perçoivent une manoeuvre dilatoire - une tactique délibérée en vue de retarder les procédures. Toujours est-il que le procès s’en trouve en ce moment entièrement paralysé, et qu’il ne pourra reprendre qu’une fois le litige résolu.

 

Le Fonds des Agondontaires.

Entre-temps, des lecteurs de Phoenix, en Arizona, ont créé le Fonds des Agondontaires pour venir en aide à tous les lecteurs contre qui la Fondation engagerait un procès. Voici un extrait de leur bulletin :

"Peu après la dernière attaque malveillante des avocats de la Fondation, quelques personnes se sont coalisées pour établir le Fonds des Agondontaires dont le but est d’apporter une aide financière à ceux que la Fondation poursuit. Les cinq membres de ce comité ont pour tâche de s’assurer que toutes les subventions parviennent à la bonne personne et lui servent uniquement en liaison avec une poursuite de la Fondation...

"Il y a quinze mois de cela, la Fondation Urantia, à sa manière habituelle, a décidé que le temps était à nouveau venu d’ouvrir un autre procès pour affermir un peu plus encore son autorité sur le Livre d’Urantia.

"Les membres de la Fondation sont passés maîtres dans cet art. On estime que, depuis quelques années, ils ont dépensé au-delà de deux millions de dollars en frais juridiques - quoique personne ne le sache avec précision puisqu’ils refusent de transmettre cette information. C’est environ la moitié de leur valeur nette! Mais pour quelle raison? Et dans quel but? Questions auxquelles il est bien difficile de répondre. Il semble que les cinq individus qui se nomment eux-mêmes fiduciaires soient les seuls à tirer avantage de tout cela...

"Selon toute vraisemblance, ces mêmes individus sont conscients de tromper les lecteurs du Livre d’Urantia, de les manipuler et de les intimider. Si le péché consiste à poser délibérément et sciemment une mauvaise action, l’heure a depuis longtemps sonné pour eux de rendre compte des leurs. Au cours de deux précédents procès, la Fondation a causé de nombreux ajournements qui, ajoutés au pouvoir des dollars - qui leur provenaient de qui, sinon que des donateurs? - ont fini par avoir raison des défendeurs "à l’usure".

"Encore récemment, il est évident que les avocats de la Fondation ont usé des mêmes méthodes dilatoires lorsqu’ils ont réclamé la révocation des avocats de Kristen Maaherra sous prétexte qu’ils avaient déjà eu affaire à eux, alors qu’il s’agit en réalité d’une rencontre fortuite remontant à une vingtaine d’années!

"Dans l’affaire Burton, la Fondation avait également eu recours à son stratagème de prédilection et avait si bien atermoyé que la cour avait fini par émettre une ordonnance en sa faveur, et pour cause : le procès avait traîné pendant tellement d’années que monsieur Burton avait entre-temps quitté ce monde!

"Dans l’affaire C.U.B.S. (Centre de synergie du Livre d’Urantia), si celui-ci a été contraint de se soumettre à un règlement hors cour, c’est parce qu’il avait tout simplement épuisé ses réserves financières. Ne manquons pas d’en tirer leçon; le C.U.B.S. aurait pu gagner sa cause s’il n’avait pas été acculé à la ruine.

"Nous estimons que les preuves d’abus et d’inconvenance de la part de la Fondation sont accablantes. Si vous désirez recevoir d’autres renseignements sur cette triste situation, laissez-le-nous savoir. Des centaines de kilos de documentation se sont accumulés qui proviennent d’anciens et d’actuels fiduciaires, de procès passés et d’autres sources pertinentes."

 

Il y a des changements d’une édition à l’autre.

Il n’est pas étonnant que la Fondation ait requis du tribunal une ordonnance provisoire contre Kristen Maaherra pour lui interdire de distribuer ses outils de recherche; ceux-ci comprennent une liste de vingt pages énumérant une centaine de modifications que la Fondation, s’appuyant sur des critères qu’elle n’a pas daigné préciser, a cru bon d’apporter aux différentes éditions du Livre d’Urantia. Ce faisant, elle transgresse carrément l’engagement qu’elle avait pris dans sa profession de foi de garder "inviolé" le texte des fascicules d’Urantia!

Lorsque Ken Glasziou, d’Australie, a fait remarquer cet état de choses au fiduciaire honoraire Jim Mills, celui-ci lui a répondu qu’un seul changement avait été apporté au texte original et que, de toute manière, on avait déjà rectifié cette anomalie. Or, tous les lecteurs savent pertinemment que cela est faux. La Fellowship a d’ailleurs publié récemment la liste de ces changements sous la forme d’une brochure dans laquelle ils sont clairement mis en évidence.

 

Défense d’écouter les enregistrements sonores de Bill Sadler.

L’ordonnance défend également à Kristen Maaherra de distribuer ses exemplaires des transcriptions des enregistrements sonores des allocutions que William Sadler, fils, a données au cours des années 50 et au début des années 60. Madame Maaherra a fait entendre le passage suivant au juge avant la signature de l’ordonnance :

"Je crois qu’il est possible de développer, à partir de ce livre bleu, une religion d’un genre que le monde n’a encore jamais vu; une religion tissée de bonne humeur; une religion faite de la joie d’exister; une religion entièrement dénuée de toute peur de nature théologique ou spirituelle; une religion que les gens affichent avec désinvolture et cependant avec ferveur; une religion rendue gracieuse par la tolérance et la maîtrise de sa force; une religion qui n’a rien à voir avec aucun jour de la semaine; une religion qui imprègne la totalité de la vie humaine; vingt-quatre heures sur vingt-quatre; une religion avec laquelle on s’arrange d’une manière familière et amicale; une religion qui fait partie de l’être humain; une religion inséparable de la philosophie, de l’éthique, de la morale, de l’économie, de la politique et de quoi que ce soit; une religion qui pénètre tous les niveaux de la personnalité humaine jusqu’à ne plus se distinguer de l’arôme social de cet être.

"Voilà, quant à moi, une religion attrayante; c’est une religion, certes, qu’on ne trouve pas beaucoup dans l’histoire de l’humanité. Rappelez-vous ce gouvernement sur une planète voisine, où il n’y a aucune église. C’est un monde plus évolué que le nôtre, du moins socialement, économiquement et politiquement, et pourtant aucune église n’est encore apparue dans cette société. Cela m’intrigue... oui, cela m’intrigue vraiment. Que pensez-vous de cette façon de concevoir la religion?

"C’est une religion qu’on aborde avec un naturel spontané, et non pas avec précaution, vous savez. On la respire comme on respire de l’air et on la boit comme on boit de l’eau. Elle est réelle. Elle fait tout naturellement partie de la vie. Elle n’en est pas dissociée, cloisonnée, séparée. Elle fait tellement partie de la vie qu’on la traite avec désinvolture, comme une chose familière..."

 

Défense d’arborer l’emblème de Micaël.

L’ordonnance émise par le tribunal refuse en outre à Kristen Maaherra d’afficher ou d’utiliser les trois cercles concentriques bleu azur - l’emblème de Micaël, l’emblème de la Trinité du Paradis - ou toute "imitation coloriable (sic) de ceux-ci". Craig Fochler, l’avocat de la Fondation, a demandé à madame Maaherra de signer des papiers voulant qu’elle renonce volontairement à tout droit de se servir des cercles de Micaël. Voici ce qu’elle a écrit à ce propos :

"La logique de ses raisonnements ne m’atteignait pas. La seule chose que je pouvais réellement m’imaginer et ressentir, c’est que jamais je ne renoncerais à mon droit de me servir des cercles pour témoigner de mon allégeance. Voilà ce qui m’a donné "la force" de refuser de signer. Ces cercles m’avaient permis, tel un canot de sauvetage, de flotter à la surface des épreuves de ma vie dans les moments de crise. Ils symbolisent réellement ma religion. Ils recèlent en eux un pouvoir authentique, au même titre que l’Évangile lui-même, et j’oserais affirmer que cette prise de conscience peut constituer à elle seule une révélation expérientielle.

"La Fondation veut que je renie les cercles - en fait, elle veut que tous les Urantiens les renient - et, ce faisant, elle veut que je leur dénie le fait d’être l’emblème de Micaël, puisqu’elle n’y voit elle-même que le symbole profane de la marque figurative de la Fondation Urantia. En cherchant à dissimuler les cercles, elle leur dérobe à la fois leur signification religieuse et leur pouvoir spirituel. Mais leur usage symbolise notre allégeance à Micaël et fait appel en chacun de nous à un sentiment "trop profond pour que nous puissions l’exprimer en mots", la conviction qu’ils sont réellement l’emblème de Micaël. C’est pourquoi aucun autre symbole ne saurait leur être substitué.

"Les cercles sont beaucoup plus qu’un produit de ce monde. Ils sont un don de Dieu. Ils symbolisaient la Trinité avant même que ce monde ne fût. Urantia a failli perdre l’emblème de Micaël à l’époque de Melchizédek parce que les gens considéraient les cercles comme trop sacrés pour être arborés, alors qu’elle est maintenant sur le point de les perdre parce que la Fondation nous dit qu’ils sont trop profanes pour être utilisés.

"Les trois cercles concentriques bleu azur sont le symbole de toute la liberté religieuse qui est la nôtre; et de toute notre responsabilité religieuse aussi. Ils symbolisent le droit - et le devoir - que nous avons de diffuser les fascicules d’Urantia, la liberté - et le devoir - de créer et de distribuer des outils de recherche comme l’Index, le droit et l’engagement de faire des traductions, la liberté et la nécessité de nous rencontrer pour adorer ensemble. Les cercles représentent un moyen de nous reconnaître les uns les autres en identifiant notre allégeance, comme le faisaient les premiers chrétiens en dessinant un poisson dans le sable.

"Il est impossible de vivre dans un corps matériel sans pouvoir se servir des cercles puisqu’ils sont le symbole matériel de la vie au-delà de la vie. Je ne pourrai jamais me plier aux exigences de la Fondation parce qu’elles sont tout simplement impossibles. En déposant les trois cercles concentriques au tribunal laïc des marques de commerce, la Fondation cherche à subtiliser l’emblème de Micaël aux citoyens de cette planète. Elle tente d’enlever à l’emblème de la Trinité sa signification et sa valeur spirituelles. En reléguant les cercles au rang d’une simple marque de commerce, la Fondation a effectivement réussi à dissimuler aux yeux des habitants de la planète natale de Jésus l’emblème de Micaël, le symbole matériel du gouvernement universel de Celui qui règne dans la droiture. Elle nous a dénié les droits de citoyenneté et de filiation qui sont les nôtres de par notre naissance dans l’univers de Micaël. Le levier spirituel qu’un symbole aussi puissant représente pour nos esprits humains dans nos luttes quotidiennes contre le doute et le mal est essentiel...irremplaçable...inestimable."

 

La société du Grand Canyon

La société de Grand Canyon, en Arizona, a récemment fait parvenir une lettre à toutes les sociétés des lecteurs du Livre d’Urantia dont voici le contenu :

"Nous voulons vous faire part de nos récentes décisions. Les membres présents à la réunion annuelle d’affaires de la société du Grand Canyon, qui s’est tenue le 6 juin dernier, ont voté à l’unanimité les résolutions suivantes :

1. "Nous décidons d’appuyer Kristen Maaherra. Les membres de notre société considèrent que la poursuite de la Fondation contre madame Maaherra constitue l’événement le plus critique à survenir en ce moment en liaison avec notre livre bien-aimé et l’ensemble des lecteurs.

"Les décisions qui seront prises par le tribunal ne toucheront pas uniquement la Fondation et Kristen Maaherra; elles affecteront également le droit de chacun d’étudier et d’interpréter le Livre d’Urantia, de créer des oeuvres d’art ou des outils de recherche inspirés par le livre, et même d’acheter le livre. Nous appuyons ouvertement Kristen Maaherra spirituellement, moralement et financièrement."

 

Un défi lancé à toutes les sociétés.

"Nous, de la société du Grand Canyon, avons versé une offrande de 606 $ et regrettons seulement que nos coffres ne nous permettent pas de donner davantage. Un chèque daté du 6 juin 1992 a été envoyé au Fonds des Agondontaires stipulant que cette somme est destinée aux avocats de madame Maaherra. C’est affectueusement - mais non moins sérieusement - que nous DÉFIONS toutes les sociétés d’en faire autant.

2 : "Nous, de la société su Grand Canyon au service des lecteurs du Livre d’Urantia, avons résolu de consacrer nos efforts et nos énergies à faire connaître le Livre d’Urantia et à le mettre à la disposition de tous."

"En raison de la pénurie actuelle d’exemplaires du Livre d’Urantia, la société du Grand Canyon s’engage à favoriser la diffusion de cet ouvrage par un ministère personnel affable mais aussi par une propagande énergique et audacieuse."

 

L’invitation est lancée.

Certains ont prétendu que le fait d’appuyer ouvertement madame Maaherra risquait de nuire au procès, mais ce n’est pas le cas. Le litige actuel offre au contraire à toutes les sociétés Urantia et à tous les lecteurs une occasion unique de pouvoir prendre part à la libération de la Révélation.

Pour tout genre de contribution que vous verserez au fonds de défense de Kristen Maaherra, vous recevrez un exemplaire autographié du Steeve-Dee de Larry Mullins.

 

Et ce n’est qu’un début.

Le fait de gagner ce procès est moins un but qu’un début. Les révélateurs ont fait la majeure partie du travail, mais nous avons néanmoins des fonctions précises à remplir. Kristen Maaherra a écrit à cet égard :

"Quelles tâches peuvent bien avoir à accomplir les êtres humains associés à cette Révélation ? Parmi les directives que les révélateurs sont censés nous avoir laissées, il y en a trois dont nous pouvons être à peu près certains : 1) créer un index (et ce, dès la première édition) ; 2) préparer des traductions ; 3) assurer la diffusion des fascicules pour faire connaître la Révélation à tous les peuples d’Urantia.

"N’êtes-vous pas las de vous faire rebattre les oreilles par la même sempiternelle remarque - "Vos unités de temps sont courtes !" - en réponse à votre plus sincère désir de mettre simplement en pratique l’une ou l’autre de ces directives suprahumaines de votre vivant ? Vous rappelez-vous, lorsque vous avez lu le livre pour la première fois, ce que vous avez spontanément ressenti ? Le très légitime désir d’en faire part à tout le monde, n’est-ce pas ? Bien sûr, mais peu à peu vous aurez "appris" - suivant la paranoïaque politique de la Fondation - que tout ce qui ne respecte pas une "croissance lente" fait preuve d’"immaturité" !

"Mais alors, comment expliquer ceci : Dans la première édition, le Livre d’Urantia dit qu’"un index détaillé est à votre disposition dans un ouvrage séparé". Est à votre disposition ! C’est la Fondation elle-même qui a publié cette affirmation dans la première édition. Elle a travaillé à cet index pendant de nombreuses années, ce qui en soi - sans compter l’avis de la première édition - revient à admettre clairement que la création d’un index a vraiment été commandée aux êtres humains par les révélateurs suprahumains. Le Livre d’Urantia est imprimé depuis 1955 et pourtant il n’existe toujours pas d’index "détaillé" trente-sept ans plus tard. Quand Clyde Bedell a pris l’initiative de rédiger son Concordex, la Fondation lui a causé toutes sortes de tracasseries à chaque étape de la préparation. Quant à Nancy Johnson et Dan Massey qui ont intitulé leur index RefAid, elle leur en a interdit la vente. Pourtant, non seulement les lecteurs ont-ils le droit d’avoir un index, ils ont même la responsabilité d’en créer un.

"Relativement à la deuxième tâche, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les révélateurs avaient choisi de transmettre les fascicules aux États-Unis et en langue anglaise ? Parce que la nation américaine est "spirituellement évoluée" ? Foutaise ! C’est simplement parce que l’anglais est la langue la plus répandue sur la planète et parce que les États-Unis sont un pays assez riche, dont la technologie est assez avancée et les citoyens ont assez de temps libre pour faire traduire et imprimer facilement les fascicules dans toutes les autres langues du monde. Les révélateurs ont commencé ici parce que nous pouvions faire le nécessaire.

"Si je puis me permettre une analogie amusante, la Fondation a fendu l’air aux trois tirs du lanceur et enregistre donc trois prises : première prise, en ne diffusant pas les fascicules - elle va plutôt dans le sens contraire ! - ; deuxième prise, en ne publiant pas d’index ; troisième prise, en ne produisant pas de traductions. Trois prises : elle est retirée !

"Ou alors permettez-moi d’y aller carrément. S’il fallait que les fiduciaires aient raison d’agir comme ils le font, cela signifierait que l’univers est gouverné par la menace, le harcèlement, le mensonge et la sournoiserie. Eh bien ! dans ces conditions je préférerais ne pas survivre ! "Il n’y a que deux catégories de lecteurs : ceux qui sont prêts à donner leur vie pour cette Révélation, et les autres. Et, si vous êtes prêts à mourir pour elle, êtes-vous prêts à vivre pour elle en collaborant à la faire connaître aux 5,8 milliards d’habitants de cette planète ? Où se terrent les femmes qui sont prêtes à être jetées aux lions, crucifiées ou lapidées à mort par amour pour leur meilleur ami Jésus ?

"Souvenez-vous de l’entente que Dieu a conclue avec les Urantiens. Il a convenu de tout faire. Quant à nous, il nous suffit de croire en sa parole lorsqu’Il nous promet, entre autres, 1) que le service désintéressé confère le bonheur ; 2) que rien n’empêchera Jésus de rétablir l’estime de soi chez ceux qui l’ont perdue - et cherchent sincèrement à la recouvrer ; 3) que, tel un soleil, l’amour ne peut pas s’effuser sur lui-même. Voilà de quelle manière Jésus a conçu son univers de Nébadon. Voilà LA RÉALITÉ !

"Quel rôle vous revient-il de jouer dans le réseau invisible des croyants ? Qu’êtes-vous prêts à accomplir pour Dieu ? Et pas dans cent ans, mais tout de suite ? Les exemplaires du Livre d’Urantia se font de plus en plus rares. À l’heure actuelle, votre planète abrite quelque 5,8 milliards d’individus. Depuis ses origines, elle en a vu passer à peu près 72 milliards en tout, ce qui signifie qu’environ une personne sur douze à avoir jamais vécu sur Urantia s’y trouve en ce moment même. C’est donc dire que, même si un million d’exemplaires du Livre d’Urantia étaient actuellement en circulation, il n’y en aurait qu’un seul pour 5,000 habitants ! "Je sais bien que ces 5,8 milliards d’individus ne vont pas tous se précipiter sur le récit de la vie de Jésus en s’exclamant : "Dieu soit loué ! C’est exactement ce que j’ai cherché toute ma vie ! " Je sais bien, mais cela n’empêche que, jusqu’au jour où chaque personne sur cette planète n’aura pas eu l’occasion d’accepter ou de rejeter ces fascicules, notre tâche - à nous qui avons le bonheur d’avoir gagné à la loterie de la vie en tombant sur le Livre d’Urantia - ne sera pas terminée."

 

Pour plus de renseignements.

Vous pouvez obtenir tous les documents relatifs au procès sur disquette en communiquant à l’adresse suivante :

KRISTEN MAAHERRA

152 California Gulch Rd

Jamestown CO

80455