ÉTAT DES POURSUITES JUDICIAIRES
ENGAGÉES PAR LA FONDATION URANTIA
CONTRE CERTAINS LECTEURS DU LIVRE DURANTIA
Écrit par Kristen Maaherra en juillet 1992
Traduit par Léonard Glen en août 1992
La Fondation Urantia poursuit deux lecteurs.
La Fondation Urantia a engagé une action en justice contre J J . Johnson de Phoenix, en Arizona, et Kristen Maaherra de Boulder, au Colorado, le 27 février 1992 à la Cour fédérale des États-Unis pour le district judiciaire de lArizona à Phoenix, présidée par lHonorable Stephen M. McNamee, les accusant davoir enfreint ses droits dauteur et ses marques déposées. À la date de laction, la Fondation Urantia était composée des membres à vie Martin Myers, Rich Keeler, Hoite Caston et Neil Waldrup.
Leur énorme crime est davoir publié un index.
Le demandeur poursuit monsieur Johnson et madame Maaherra pour avoir distribué des disquettes contenant un index des fascicules dUrantia et pour avoir parlé de la Révélation dUrantia lors dune émission télévisée à laquelle ils ont pris part ensemble. (Cette série dentretiens a valu à son réalisateur un prix national pour la meilleure émission religieuse de 1991, alors quelle fut en ondes pendant trois mois à Tucson, en Arizona. Elle passe en ce moment à Denver, au Colorado.)
J.J. Johnson dénie linfraction.
Monsieur Johnson a nié avoir enfreint aucuns droits du demandeur et, le 14 mars 1991, la Fondation a retiré sa plainte. Elle a déclaré avoir été informée des activités de monsieur Johnson par quelquun de lArizona dont elle a préféré taire lidentité puisque, de toute manière, cet informateur ne sest pas présenté en cour le jour de sa convocation à témoigner. Monsieur Johnson est surtout connu dans le mouvement Urantia pour avoir pris linitiative, avec la collaboration dautres Urantiens, de procurer à Andre Traversa de Park Ridge, en Illinois, la première traduction des fascicules dUrantia en braille, et ce, en dépit du fait que la Fondation avait refusé à lInstitut Braille le droit de venir en aide de cette manière aux handicapés visuels.
Jim Mills prend Kristen Maaherra au piège.
Ce fut la déposition dune experte en analyse décriture qui servit à inculper madame Maaherra. Maureen Casey Owens, lexperte en question, a analysé lécriture de lintimée sur un formulaire dadhésion que celle-ci avait retourné au demandeur en réponse à son invitation à faire partie des "Amis de la Fondation Urantia", puis elle a comparé cette écriture à celle de ladresse qui avait été rédigée à la main sur les disquettes de lindex commandé par Jim Mills, ancien fiduciaire de la Fondation - à titre honorifique depuis mars 1991. "Daprès mon expertise à vue et au microscope, déclara-t-elle sous serment, je conclus que loriginal de la pièce à conviction B - le formulaire dadhésion - et celui de la pièce E - lenveloppe - sont tous deux rédigés de la même main."
<<Ce nest pas un livre religieux.>>
Craig Fochler, lavocat de la Fondation, a déclaré ce qui suit à laudition du 15 mars 1991 : "Mais, votre Honneur, je pense que lélément le plus éloquent dans tout cela, si vous pensez que le livre appartient réellement au domaine public - et, soit dit en passant, il ne sagit pas dun livre religieux, il y a beaucoup de...scientifiques, historiques (sic) - mais, si vous pensez quil appartient réellement au domaine public, pourquoi vous cachez-vous pour distribuer des copies de la disquette?"
Selon toute vraisemblance, la Fondation ne semble avoir jamais envisagé la possibilité que le service désintéressé puisse être une raison suffisante pour motiver quelquun à préférer conserver lanonymat lorsquil pose un geste généreux!
Les ventes du livre ont chuté.s
La Fondation Urantia a aussi attribué la chute des ventes du Livre dUrantia à la libre circulation des exemplaires électroniques de madame Maaherra. La Fondation a réclamé du tribunal une indemnité en dommages et intérêts pour couvrir ses honoraires davocat et compenser la perte financière que représente la diminution des ventes du livre - alors que cest la Fondation elle-même qui a décidé depuis peu den priver tous ses distributeurs! - ainsi que pour le tort causé à sa propre initiative de mettre lindex sur support informatique Folio Views - alors que cest elle-même qui en retarde la parution, tout comme celle de la traduction espagnole, dailleurs, qui est encore "à paraître bientôt"!
Le premier amendement vient à la rescousse.
Kristen Maherra a présenté sa propre défense aux trois premières auditions de sa cause. Dans une lettre de neuf pages quelle a écrite à lHonorable Stephen M.McNamee, elle déclarait : "Jai simplement mis un outil de travail à la disposition de ceux et celles qui veulent étudier ma religion, car il faut savoir que le Livre dUrantia est classé dans la section des "religions" à la Bibliothèque du Congrès américain. Je nai déformé aucun enseignement, ni gagné le moindre sou, ni essayé de rivaliser avec le produit de qui que ce soit. Les étudiants continuent de lire le texte dans leur livre; lindex informatique leur sert uniquement doutil de recherche."
La Fondation est <<coincée>> par une contre-offensive.
Un lecteur de longue date, Ernest P. Moyer, de Hanover, en Pennsylvanie, a rédigé une "Demande reconventionnelle" pour la défenderesse Kristen Maaherra. Cette mesure a pour but dempêcher la Fondation de "laisser tomber" sa poursuite, de sorte quelle se trouve elle-même forcée de comparaître devant le tribunal.
La contre-offensive affirme, entre autres, que :
"Sur la foi de renseignements tenus pour véridiques, personne na jamais été identifié comme étant lauteur du Livre dUrantia ...
"...certains énoncés du Livre dUrantia lassimilent à une Révélation religieuse dont les auteurs sont des êtres divins...
"Lorsquil a présenté sa demande de copyright pour le Livre dUrantia en 1955 et au moment de la réitérer en 1983, le demandeur a omis dinformer la Bibliothèque du Congrès quil avait publié cet ouvrage en tant que Révélation divine...
"Le demandeur a retiré la franchise de la "Urantia Brotherhood" en 1989... (et) celles de dix-huit (18!) sociétés Urantia en 1990...
"Le demandeur a suspendu la livraison des exemplaires du Livre dUrantia aux distributeurs nationaux en 1990... (et) imposé de sévères limites à la quantité des exemplaires livrables aux individus et aux groupes...
"Le demandeur se sert des lois commerciales sur les droits dauteur et les marques déposées pour contrôler et supprimer la promotion et la diffusion du Livre dUrantia en tant que Révélation divine."
Pourquoi un copyright?
Le mandat de la Fondation Urantia est défini dans sa profession de foi - la "Declaration of Trust" - dans laquelle elle sengage à protéger le texte du Livre dUrantia contre toute altération et à "promouvoir une religion". Dans notre civilisation actuelle, le copyright constitue la technique pour protéger les textes. Il sagit dun droit commercial attribué par le gouvernement à un auteur pour que celui-ci puisse exploiter à titre exclusif un ouvrage littéraire ou une oeuvre dart. Une Révélation divine devrait-elle être assujettie à cette loi humaine?
La Fondation semble soutenir quelle ne saurait garantir lintégrité du texte du Livre dUrantia sans copyrihgt.Or, à lenregistrement du copyright, elle sest désignée elle -même comme étant l"auteur" du Livre dUrantia, car, bien sûr, elle naurait pu en obtenir les droits sil lui avait fallu déclarer que les auteurs véritables des fascicules nétaient autres que nos amis invisibles, les révélateurs.
La Fondation semble en outre croire que les révélateurs eux-mêmes auraient émis des "directives secrètes" leur prescrivant de réclamer des droits dauteur et des marques déposées. Pourtant, le fait quils aient dû mentir au Bureau des droits dauteur ne semble guère compatible avec les enseignements du Livre dUrantia!
Et sil fallait que Kristen Maaherra gagne sa cause!
Certains Urantiens croient que la Fondation na pas besoin de droits dauteur ni de marques déposées pour exercer son mandat de confiance. Le fait de dépenser une grande partie de ses considérables ressources à intenter des poursuites contre certains lecteurs pour avoir osé distribuer des outils de recherche - telle madame Maaherra avec son index - ne correspond sûrement pas aux intentions des révélateurs. Mais que se passerait-il réellement si la Fondation perdait ses droits dauteur et ses marques déposées? Son mandat est défini dans sa profession de foi; il consiste uniquement à sassurer que le texte des publications des fascicules dUrantia restera "inviolé" et à "promouvoir une religion... la véritable religion de Jésus". Sans droits dauteur et sans marques déposées, la Fondation naurait donc rien dautre à faire que dimprimer et diffuser les fascicules dUrantia, la cinquième Révélation historique à notre planète.
Quen est-il des droits dauteur aux États-Unis et au Canada?
Lors de la première édition des fascicules dUrantia en 1955, une situation unique prévalait dans le monde au sujet des droits dauteur. Deux grands accords internationaux venaient dêtre conclus, soit lAccord universel sur les droits dauteur et la Convention de Berne.
La Convention de Buenos Aires, qui remontait à 1910, se limitait essentiellement aux deux Amériques. Laccord universel sur les droits dauteur reprenait les mêmes principes fondamentaux et les étendait à dautres pays du monde. Les États-Unis ont signé cet autre accord le 16 septembre 1955. Au début des années 70, plus de 60 pays lavaient aussi endossé, parmi lesquels 40 étaient déjà membres de la Convention de Berne, lautre grande union internationale qui rassemblait alors 59 pays, dont le Canada. Cest ainsi que de nombreux éditeurs américains avaient coutume - et lont toujours - de proclamer la parution de leurs nouveaux ouvrages simultanément aux États-Unis et au Canada. De cette manière, quand bien même leur pays nen fait pas partie, les auteurs américains bébéficient des avantages de la Convention de Berne.
Au Canada, le Livre dUrantia est classé parmi les anthologies.
Les fascicules vont-ils un jour tomber dans le domaine public?
Le copyright original du Livre dUrantia aux États-Unis date de 1955. Conformément à lAccord universel sur les droits dauteur, il était valable pendant une période de 28 ans, cest-à-dire jusquen 1983. Or, la nouvelle loi promulguée en 1977 a permis aux détenteurs des droits dauteur de les renouveler pour une période de 47 ans, soit jusquen lan 2030, ce qui signifie que, suivant lissue de lactuel procès, les lecteurs du Livre dUrantia pourraient bien avoir à attendre encore 38 ans avant de pouvoir sen procurer un exemplaire dans les librairies!
La Fondation qualifie le Livre dUrantia d"ouvrage à contrat".
Toute demande de renouvellement doit être déposée moins dun an après la date dexpiration du copyright et entrer dans lune ou lautre des neuf catégories suivantes :1) une oeuvre posthume; 2) un périodique; 3) un écrit à caractère encyclopédique; 4) une publication de nature mixte; 5) un ouvrage quune personne morale possède autrement que par cession ou délégation des droits dun auteur particulier; 6) un livre rédigé à contrat pour le compte dun employeur; 7) un ou plusieurs articles écrits par un auteur individuel dans un périodique ou 8) dans un ouvrage à caractère encyclopédique ou 9) dans une publication de nature mixte.
Ces catégories ont posé un sérieux problème de choix à la Fondation quand celle-ci a demandé à renouveler ses droits sur les fascicules en 1983. Dune part, elle ne pouvait pas les réclamer à titre posthume puisquelle nen connaissait même pas lauteur; on lui avait fait don du livre en ayant soin de préserver intentionnellement lanonymat de celui qui en avait transmis le contenu. Dautre part, il ne sagissait pas dun périodique ni dun ouvrage à caractère encyclopédique ni dune oeuvre de nature composite. De plus, étant donné que les fascicules dUrantia avaient été offerts en cadeau aux premiers fiduciaires de la Fondation en1950, celle-ci se trouvait à lavoir reçu par cession - et en serait le dépositaire légal si un contrat avait été conclu avec lauteur. En outre, comment Le Livre dUrantia pourrait-il être un "ouvrage à contrat" puisque ses "rédacteurs" mêmes sont anonymes?
Ainsi, selon les critères susmentionnés, la Fondation naurait pas été censée obtenir le renouvellement du copyright du Livre dUrantia. Or, dans leur demande de 1983, les fiduciaires ont néanmoins décidé dinscrire le Livre dUrantia comme un "ouvrage à contrat" et, dans son actuelle poursuite judiciaire, la Fondation ose prétendre quelle a engagé quelquun pour écrire le livre, alors que non seulement elle nexistait même pas encore au moment où les fascicules ont été rédigés mais, par surcroît, elle a été créée expressément dans le but de conserver les clichés typographiques du Livre dUrantia sous bonne garde!
La Fondation désigne le fils du docteur Sadler comme étant leur "auteur à contrat".
Dans la cause de Kristen Maaherra, lavocat de la Fondation, Craig Fochler, a déclaré au juge McNamee de la Cour du District fédéral de Phoenix, le 15 mars 1991, ce qui suit (relaté à la page 27 de la transcription des auditions) : "Cest un fiduciaire de la Fondation Urantia nommé William Sadler - je précise quil sagit du fils et non du père - qui a écrit, ou qui a rédigé, ou qui - de quelque manière que vous voulez - est lauteur de certaines parties du Livre dUrantia. Cela faisait partie du travail, car il est clair quil sagissait dun ouvrage à contrat, mais aussi dun travail en collaboration, et cest dailleurs ce qui a constitué la base de la demande de renouvellement." Notez que Maître Fochler a pris garde de ne pas attirer lattention du tribunal sur le fait que la déclaration de la Fondation - à leffet quil sagissait dun ouvrage à contrat - concernait uniquement la table des matières, et non le texte même, alors quil est bien connu que la table des matières a été rédigée par Bill Sadler.
Devrons-nous attendre encore 38 ans avant que le livre ne tombe dans le domaine public?
De nombreux spécialistes ont exprimé lopinion que, si la Fondation navait pas déclaré, dans sa demande à la Bibliothèque du Congrès, que le Livre dUrantia était un ouvrage à contrat, il serait dores et déjà tombé dans le domaine public, et non dans 38 ans dici seulement. On le trouverait encore sur les rayons des librairies et sur les listes courantes des distributeurs.
Peut-on obtenir des droits dauteur pour une table des matières?
Bernard C. Dietz, lactuel chef de section à la division du contrôle des renouvellements au Bureau fédéral américain des droits dauteur, a déclaré dans sa déposition du 17 octobre 1991 qu"il faut garder présent à lesprit que, dans la très grande majorité des cas, on ne peut obtenir de copyright pour la seule table des matières, puisque celle-ci ne constitue tout au plus quune liste de citations puisées à même le livre. Pour conférer des droits à un auteur, il faut que la table des matières renferme un texte original que lon puisse attribuer exclusivement à cet auteur."
Peut-on obtenir des droits dauteur pour des Révélations divines?
Autre extrait tiré de la déposition de Bernard Dietz i 1991:
Q. : "Si lun dentre eux avait répondu que lobjet du copyright de 1956 nétait pas une de leurs créations mais leur avait été remis par révélation divine, quauriez-vous fait?"
R. : "Ce nétait pas chose rare à lépoque de recevoir des demandes de copyright pour des oeuvres dont les candidats affirmaient quelles leur avaient été révélées en rêve, soit par quelque aliénigène* venu doutre-espace, soit par quelque entité divine; mais ces requêtes étaient systématiquement rejetées."
Q. : "Et pour quelle raison?"
R. : "Parce quelles ne constituaient pas des ouvrages... Dans le second cas, le contenu des ouvrages nétait pas attribuable à un être humain et, dans le premier cas, lauteur navait pas établi de relations de droits dauteur - ou nétait pas un membre dun corps gouvernemental layant fait - soit avec les États-Unis, avec Mars, par exemple, ou la Lune."
Les fiduciaires croient-ils réellement que "la Fondation" est lauteur du Livre dUrantia?
Lors dune précédente poursuite de la Fondation contre Bob Burton, lecteur et membre du Forum, le président de la Fondation à cette époque, Thomas A. Kendall, eut à répondre à la question suivante :
Q. : "Le demandeur - pour la Fondation Urantia - déclarera-t-il au Tribunal quune personne naturelle a été ou est lauteur des fascicules qui constituent maintenant le texte du Livre dUrantia."
R. : "Si le terme "personne naturelle" qui est utilisé dans cet interrogatoire désigne un "être humain", alors la réponse est négative."
* Aliénigène : Du latin alienigenus, qui signifie "dune autre race"... que la race humaine, en loccurrence.
Qui a écrit les fascicules dUrantia?
Encore dans laffaire Burton de 1975, voici les réponses de la Fondation aux requêtes déposées par le défendeur Burton comme preuves recevables, à savoir :
Requête no. 1 : "Quaucune personne naturelle nest à lorigine du texte le Livre dUrantia?"
Réponse : "Le demandeur admet cette preuve comme recevable."
Requête no. 13 : "Que la Fondation Urantia nest pas lauteur du Livre dUrantia."
Réponse : "Pour constituer une preuve recevable, la réponse à cette requête
commande une conclusion de droit et dépend de la signification que lon prête au mot "auteur". Si le défendeur entend par là que la Fondation na pas écrit ou créé le texte du Livre dUrantia, alors le demandeur admet cette preuve comme recevable."
La conclusion simpose.
La Fondation et les lecteurs sont donc tous deux daccord pour reconnaître que le Livre dUrantia est une Révélation divine dont les auteurs sont des êtres divins.
Quel est le rôle de la Fondation?
Si la loi sur les droits dauteur ne prévoit pas de disposition à légard des aliénigènes, comment la Fondation entend-elle assurer la protection du texte des fascicules dUrantia? Selon Kurt Cira, "certains craignent que des versions imprécises puissent alors être mises en circulation. Mais voilà qui nous ramène tout droit au véritable but de la Fondation, qui ne consiste quà publier la version authentique du Livre dUrantia - au regard de laquelle toutes les autres peuvent être vérifiées. Le meilleur gage de protection que la Fondation puisse donc offrir au Livre dUrantia, cest den imprimer le plus grand nombre dexemplaires possible."
Quel est le rôle du Bureau des droits dauteur?
Dans sa déposition du 25 novembre 1975 en liaison avec laffaire Burton, Dorothy M. Schrader, procureur du gouvernement américain au poste davocat principal pour le Bureau des droits dauteur, expliqua clairement que le Bureau na pas pour rôle de vérifier lexactitude des faits rapportés dans les formulaires de demande. Le fait de détenir un copyright ne constitue donc pas une "pièce probante" à leffet que le détenteur la obtenu à juste titre; cela signifie uniquement "(...) quil sagit là des faits dont le candidat nous a fait part dans sa demande. Lattestation est parfois émise à la suite dune simple correspondance, après une certaine recherche de renseignements, mais, de toute façon, il sagit dune information que nous ne pouvons que présumer être juste".
Autrement dit, quand bien même les renseignements fournis dans le formulaire de demande de copyright seraient faux, le Bureau les tiendrait pour vrais. Si une erreur est flagrante, le Bureau peut demander des précisions; mais, là encore, on peut toujours persister à lui redonner les mêmes faux renseignements, et on finira par obtenir le copyright convoité.
Le Bureau des droits dauteur nexerce pas un contrôle des faits; il se contente de les enregistrer tels quils lui sont communiqués dans les formulaires de demande. Si quelquun dautre en conteste la véracité et réclame le rétablissement de la vérité, il doit alors porter la cause devant les tribunaux. Or, cest précisément une récusation officielle de cet ordre que représente la demande reconventionnelle dans laffaire Maaherra.
Sur la nationalité de lauteur...
Voici un autre extrait de la déposition de maître Scharder :
Q. : "Si je comprends bien, daprès votre témoignage, si aucune allégation nest faite à légard de la nationalité de lauteur, vous ne pouvez pas inscrire ou ninscrivez pas la réclamation."
R. : "Oui, je pense que cest tout à fait exact."
Or, tous les lecteurs du Livre dUrantia savent que les révélateurs ne sont citoyens ni des États-Unis ni daucun autre pays avec lequel les États-Unis ont conclu des accords de droits dauteur.
...et encore sur la question dun "ouvrage à contrat".
Q. : "Pour pouvoir parler douvrage à contrat, faut-il absolument que la personne physique qui rédige comme tel le document inscrit aux droits dauteur reçoive un salaire de la personne morale qui est désignée comme étant lauteur?"
R. : "Je dirais que ce nest pas essentiel, mais jaimerais ajouter que cest une question difficile dont les tribunaux ont déjà été saisis à quelques reprises. Ils ont dressé une liste de plusieurs facteurs à considérer pour déterminer si tel ou tel ouvrage a été fait à contrat. Je crois que ces facteurs peuvent résumer aux deux principaux critères suivants, à savoir, premièrement, qui a lautorité suprême sur le contenu, le style et la préparation de loeuvre, et, deuxièmement, qui a défrayé le projet. Je dirais que ce sont là les deux critères primordiaux que les tribunaux ont considérés."
Or, tous les lecteurs du Livre dUrantia savent que ce sont les révélateurs qui avaient "lautorité suprême" sur loeuvre et quils ne furent certes pas payés par la Fondation.
Pourquoi la Fondation ne poursuit-elle pas J.J. Benetiz?
De toute évidence, la Fondation a une prédilection pour un type de litige en particulier. De nombreux lecteurs se demandent pourquoi elle na toujours pas entrepris de poursuites contre J.J. Benetiz, le prolifique auteur en langue espagnole qui a plagié de larges extraits du Livre dUrantia à son profit personnel, alors même quelle est au courant de cette contrefaçon depuis 1984. Pourtant, lorsque les fiduciaires ont découvert lindex informatique de Kristen
Maaherra, ils en ont déduit, semble-t-il, quils navaient dautre choix que de la poursuivre "immédiatement"; ils nont même pas pris le temps de communiquer avec monsieur Johnson ou madame Maaherra avant de porter plainte.
Pourquoi la Fondation ne poursuit-elle pas Ron Cyr?
La Fondation est également parfaitement au courant de la " désobéissance civile" de Ron Cyr, qui ne respecte pas les droits dauteur ni les marques déposées. Ron Cyr habite Blaine dans lÉtat de Washington. Il distribue à qui mieux mieux des exemplaires du Livre dUrantia sur disquettes, et ce, tant en français quen anglais, en se servant aussi du programme Folio Views Infobase.
Appelé par la Fondation à présenter une déposition, il a lu la déclaration suivante :
"Je suis ici aujourdhui pour répondre à certaines questions au sujet du Livre dUrantia et relativement à mon implication dans la fabrication et la distribution dexemplaires du Livre dUrantia en version électronique. Le 16 décembre 1959, la Fondation Urantia, qui affirmait être propriétaire du Livre dUrantia, reçut du Service interne du ministère du Revenu (IRS) la permission dêtre exemptée dimpôt parce que - et je cite - "il appert que vous êtes organisée et administrée exclusivement dans un but religieux et charitable".
Sur la foi de renseignements tenus pour véridiques, depuis le moment où jai pris connaissance du Livre dUrantia en 1972, ce livre a toujours été un ouvrage religieux - il létait alors, il lest encore aujourdhui et il le sera toujours - et jagirai conformément à cette croyance, peu importe ce quil pourra men coûter. Cest par le biais de lois profanes - le copyright du Livre dUrantia ainsi que les marques figuratives (les trois cercles bleu azur) et les marques nominales (les mots Urantia et Urantien(ne) (s)) que la Fondation me prive de ma liberté religieuse - à laquelle jai pourtant droit en vertu du premier amendement - en minterdisant dutiliser librement le Livre dUrantia et son symbole dans lexercice de ma religion et de ma croyance."
Ron Cyr a dit au fiduciaire Hoite caston en personne quil entendait bien continuer à distribuer les disquettes des index anglais et français jusquà ce que la Fondation mette ces produits en circulation.
La Fondation se sert du système judiciaire comme moyen de harcèlement.
George Sammis et Tim Young ont également été assignés par la Fondation à témoigner; mais, tout comme dans le cas de Ron Cyr, la Fondation na même pas ordonné la transcription de leurs dépositions, et cette pratique hautement inhabituelle a amené certains lecteurs à affirmer que la Fondation se sert du système judiciaire pour harceler les gens plutôt que pour chercher à découvrir la vérité.
La carrière de Fred Merrill comme Urantien fut de courte durée.
Après que la Fondation eut abandonné ses poursuites contre J.J. Johnson, un donateur anonyme a retenu les services de lavocat de ce dernier, un dénommé Fred Merrill, de Phonix en Arizona, pour défendre madame Maaherra. Maître Merrill, cependant, a oublié daviser la défenderesse que la Fondation avait déposé une motion de rejet de son interrogatoire préalable - également rédigé par Ernest Moyer bénévolement - et, au surplus, a omis de se présenter au tribunal pour contester la motion. On a eu tôt fait de le remercier...
Cest alors quentrent en scène Brylawski, Cleary et Komen, de même que Joe Lewis.
Un autre donateur anonyme a offert à Kristen Maaherra de lui trouver un avocat pour la défendre. Il a choisi, quant à lui, un prestigieux cabinet de Washington, D.C., spécialisé dans les questions de droits dauteur et de marques déposées, celui de Brylawski, Cleary et Komen, et le dossier a été confié à maître Joe Lewis, qui na pas tardé à recevoir du courrier de partout, des lettres, des documents et des idées utiles. Son plan a consisté à compiler franchement les faits en posant des questions en examinant les réponses et en rédigeant les dépositions. Jusquici, par contre, la Fondation sest systématiquement refusée à lui fournir toute réponse et tout document. De cette manière, non seulement elle empêche Joe Lewis de présenter au tribunal un dossier complet des faits mais elle le force à senliser jusquà ce que les ressources financières de madame Maaherra soient épuisées.
Un litige pour conflit dintérêts.
Quand la Fondation a appris quel cabinet madame Maaherra avait retenu, elle a aussitôt déposé un motion de révocation, alléguant quil y avait conflit dintérêts. Certains croient que ce geste révèle simplement la futilité de ses auteurs, mais dautres y perçoivent une manoeuvre dilatoire - une tactique délibérée en vue de retarder les procédures. Toujours est-il que le procès sen trouve en ce moment entièrement paralysé, et quil ne pourra reprendre quune fois le litige résolu.
Le Fonds des Agondontaires.
Entre-temps, des lecteurs de Phoenix, en Arizona, ont créé le Fonds des Agondontaires pour venir en aide à tous les lecteurs contre qui la Fondation engagerait un procès. Voici un extrait de leur bulletin :
"Peu après la dernière attaque malveillante des avocats de la Fondation, quelques personnes se sont coalisées pour établir le Fonds des Agondontaires dont le but est dapporter une aide financière à ceux que la Fondation poursuit. Les cinq membres de ce comité ont pour tâche de sassurer que toutes les subventions parviennent à la bonne personne et lui servent uniquement en liaison avec une poursuite de la Fondation...
"Il y a quinze mois de cela, la Fondation Urantia, à sa manière habituelle, a décidé que le temps était à nouveau venu douvrir un autre procès pour affermir un peu plus encore son autorité sur le Livre dUrantia.
"Les membres de la Fondation sont passés maîtres dans cet art. On estime que, depuis quelques années, ils ont dépensé au-delà de deux millions de dollars en frais juridiques - quoique personne ne le sache avec précision puisquils refusent de transmettre cette information. Cest environ la moitié de leur valeur nette! Mais pour quelle raison? Et dans quel but? Questions auxquelles il est bien difficile de répondre. Il semble que les cinq individus qui se nomment eux-mêmes fiduciaires soient les seuls à tirer avantage de tout cela...
"Selon toute vraisemblance, ces mêmes individus sont conscients de tromper les lecteurs du Livre dUrantia, de les manipuler et de les intimider. Si le péché consiste à poser délibérément et sciemment une mauvaise action, lheure a depuis longtemps sonné pour eux de rendre compte des leurs. Au cours de deux précédents procès, la Fondation a causé de nombreux ajournements qui, ajoutés au pouvoir des dollars - qui leur provenaient de qui, sinon que des donateurs? - ont fini par avoir raison des défendeurs "à lusure".
"Encore récemment, il est évident que les avocats de la Fondation ont usé des mêmes méthodes dilatoires lorsquils ont réclamé la révocation des avocats de Kristen Maaherra sous prétexte quils avaient déjà eu affaire à eux, alors quil sagit en réalité dune rencontre fortuite remontant à une vingtaine dannées!
"Dans laffaire Burton, la Fondation avait également eu recours à son stratagème de prédilection et avait si bien atermoyé que la cour avait fini par émettre une ordonnance en sa faveur, et pour cause : le procès avait traîné pendant tellement dannées que monsieur Burton avait entre-temps quitté ce monde!
"Dans laffaire C.U.B.S. (Centre de synergie du Livre dUrantia), si celui-ci a été contraint de se soumettre à un règlement hors cour, cest parce quil avait tout simplement épuisé ses réserves financières. Ne manquons pas den tirer leçon; le C.U.B.S. aurait pu gagner sa cause sil navait pas été acculé à la ruine.
"Nous estimons que les preuves dabus et dinconvenance de la part de la Fondation sont accablantes. Si vous désirez recevoir dautres renseignements sur cette triste situation, laissez-le-nous savoir. Des centaines de kilos de documentation se sont accumulés qui proviennent danciens et dactuels fiduciaires, de procès passés et dautres sources pertinentes."
Il y a des changements dune édition à lautre.
Il nest pas étonnant que la Fondation ait requis du tribunal une ordonnance provisoire contre Kristen Maaherra pour lui interdire de distribuer ses outils de recherche; ceux-ci comprennent une liste de vingt pages énumérant une centaine de modifications que la Fondation, sappuyant sur des critères quelle na pas daigné préciser, a cru bon dapporter aux différentes éditions du Livre dUrantia. Ce faisant, elle transgresse carrément lengagement quelle avait pris dans sa profession de foi de garder "inviolé" le texte des fascicules dUrantia!
Lorsque Ken Glasziou, dAustralie, a fait remarquer cet état de choses au fiduciaire honoraire Jim Mills, celui-ci lui a répondu quun seul changement avait été apporté au texte original et que, de toute manière, on avait déjà rectifié cette anomalie. Or, tous les lecteurs savent pertinemment que cela est faux. La Fellowship a dailleurs publié récemment la liste de ces changements sous la forme dune brochure dans laquelle ils sont clairement mis en évidence.
Défense découter les enregistrements sonores de Bill Sadler.
Lordonnance défend également à Kristen Maaherra de distribuer ses exemplaires des transcriptions des enregistrements sonores des allocutions que William Sadler, fils, a données au cours des années 50 et au début des années 60. Madame Maaherra a fait entendre le passage suivant au juge avant la signature de lordonnance :
"Je crois quil est possible de développer, à partir de ce livre bleu, une religion dun genre que le monde na encore jamais vu; une religion tissée de bonne humeur; une religion faite de la joie dexister; une religion entièrement dénuée de toute peur de nature théologique ou spirituelle; une religion que les gens affichent avec désinvolture et cependant avec ferveur; une religion rendue gracieuse par la tolérance et la maîtrise de sa force; une religion qui na rien à voir avec aucun jour de la semaine; une religion qui imprègne la totalité de la vie humaine; vingt-quatre heures sur vingt-quatre; une religion avec laquelle on sarrange dune manière familière et amicale; une religion qui fait partie de lêtre humain; une religion inséparable de la philosophie, de léthique, de la morale, de léconomie, de la politique et de quoi que ce soit; une religion qui pénètre tous les niveaux de la personnalité humaine jusquà ne plus se distinguer de larôme social de cet être.
"Voilà, quant à moi, une religion attrayante; cest une religion, certes, quon ne trouve pas beaucoup dans lhistoire de lhumanité. Rappelez-vous ce gouvernement sur une planète voisine, où il ny a aucune église. Cest un monde plus évolué que le nôtre, du moins socialement, économiquement et politiquement, et pourtant aucune église nest encore apparue dans cette société. Cela mintrigue... oui, cela mintrigue vraiment. Que pensez-vous de cette façon de concevoir la religion?
"Cest une religion quon aborde avec un naturel spontané, et non pas avec précaution, vous savez. On la respire comme on respire de lair et on la boit comme on boit de leau. Elle est réelle. Elle fait tout naturellement partie de la vie. Elle nen est pas dissociée, cloisonnée, séparée. Elle fait tellement partie de la vie quon la traite avec désinvolture, comme une chose familière..."
Défense darborer lemblème de Micaël.
Lordonnance émise par le tribunal refuse en outre à Kristen Maaherra dafficher ou dutiliser les trois cercles concentriques bleu azur - lemblème de Micaël, lemblème de la Trinité du Paradis - ou toute "imitation coloriable (sic) de ceux-ci". Craig Fochler, lavocat de la Fondation, a demandé à madame Maaherra de signer des papiers voulant quelle renonce volontairement à tout droit de se servir des cercles de Micaël. Voici ce quelle a écrit à ce propos :
"La logique de ses raisonnements ne matteignait pas. La seule chose que je pouvais réellement mimaginer et ressentir, cest que jamais je ne renoncerais à mon droit de me servir des cercles pour témoigner de mon allégeance. Voilà ce qui ma donné "la force" de refuser de signer. Ces cercles mavaient permis, tel un canot de sauvetage, de flotter à la surface des épreuves de ma vie dans les moments de crise. Ils symbolisent réellement ma religion. Ils recèlent en eux un pouvoir authentique, au même titre que lÉvangile lui-même, et joserais affirmer que cette prise de conscience peut constituer à elle seule une révélation expérientielle.
"La Fondation veut que je renie les cercles - en fait, elle veut que tous les Urantiens les renient - et, ce faisant, elle veut que je leur dénie le fait dêtre lemblème de Micaël, puisquelle ny voit elle-même que le symbole profane de la marque figurative de la Fondation Urantia. En cherchant à dissimuler les cercles, elle leur dérobe à la fois leur signification religieuse et leur pouvoir spirituel. Mais leur usage symbolise notre allégeance à Micaël et fait appel en chacun de nous à un sentiment "trop profond pour que nous puissions lexprimer en mots", la conviction quils sont réellement lemblème de Micaël. Cest pourquoi aucun autre symbole ne saurait leur être substitué.
"Les cercles sont beaucoup plus quun produit de ce monde. Ils sont un don de Dieu. Ils symbolisaient la Trinité avant même que ce monde ne fût. Urantia a failli perdre lemblème de Micaël à lépoque de Melchizédek parce que les gens considéraient les cercles comme trop sacrés pour être arborés, alors quelle est maintenant sur le point de les perdre parce que la Fondation nous dit quils sont trop profanes pour être utilisés.
"Les trois cercles concentriques bleu azur sont le symbole de toute la liberté religieuse qui est la nôtre; et de toute notre responsabilité religieuse aussi. Ils symbolisent le droit - et le devoir - que nous avons de diffuser les fascicules dUrantia, la liberté - et le devoir - de créer et de distribuer des outils de recherche comme lIndex, le droit et lengagement de faire des traductions, la liberté et la nécessité de nous rencontrer pour adorer ensemble. Les cercles représentent un moyen de nous reconnaître les uns les autres en identifiant notre allégeance, comme le faisaient les premiers chrétiens en dessinant un poisson dans le sable.
"Il est impossible de vivre dans un corps matériel sans pouvoir se servir des cercles puisquils sont le symbole matériel de la vie au-delà de la vie. Je ne pourrai jamais me plier aux exigences de la Fondation parce quelles sont tout simplement impossibles. En déposant les trois cercles concentriques au tribunal laïc des marques de commerce, la Fondation cherche à subtiliser lemblème de Micaël aux citoyens de cette planète. Elle tente denlever à lemblème de la Trinité sa signification et sa valeur spirituelles. En reléguant les cercles au rang dune simple marque de commerce, la Fondation a effectivement réussi à dissimuler aux yeux des habitants de la planète natale de Jésus lemblème de Micaël, le symbole matériel du gouvernement universel de Celui qui règne dans la droiture. Elle nous a dénié les droits de citoyenneté et de filiation qui sont les nôtres de par notre naissance dans lunivers de Micaël. Le levier spirituel quun symbole aussi puissant représente pour nos esprits humains dans nos luttes quotidiennes contre le doute et le mal est essentiel...irremplaçable...inestimable."
La société du Grand Canyon
La société de Grand Canyon, en Arizona, a récemment fait parvenir une lettre à toutes les sociétés des lecteurs du Livre dUrantia dont voici le contenu :
"Nous voulons vous faire part de nos récentes décisions. Les membres présents à la réunion annuelle daffaires de la société du Grand Canyon, qui sest tenue le 6 juin dernier, ont voté à lunanimité les résolutions suivantes :
1. "Nous décidons dappuyer Kristen Maaherra. Les membres de notre société considèrent que la poursuite de la Fondation contre madame Maaherra constitue lévénement le plus critique à survenir en ce moment en liaison avec notre livre bien-aimé et lensemble des lecteurs.
"Les décisions qui seront prises par le tribunal ne toucheront pas uniquement la Fondation et Kristen Maaherra; elles affecteront également le droit de chacun détudier et dinterpréter le Livre dUrantia, de créer des oeuvres dart ou des outils de recherche inspirés par le livre, et même dacheter le livre. Nous appuyons ouvertement Kristen Maaherra spirituellement, moralement et financièrement."
Un défi lancé à toutes les sociétés.
"Nous, de la société du Grand Canyon, avons versé une offrande de 606 $ et regrettons seulement que nos coffres ne nous permettent pas de donner davantage. Un chèque daté du 6 juin 1992 a été envoyé au Fonds des Agondontaires stipulant que cette somme est destinée aux avocats de madame Maaherra. Cest affectueusement - mais non moins sérieusement - que nous DÉFIONS toutes les sociétés den faire autant.
2 : "Nous, de la société su Grand Canyon au service des lecteurs du Livre dUrantia, avons résolu de consacrer nos efforts et nos énergies à faire connaître le Livre dUrantia et à le mettre à la disposition de tous."
"En raison de la pénurie actuelle dexemplaires du Livre dUrantia, la société du Grand Canyon sengage à favoriser la diffusion de cet ouvrage par un ministère personnel affable mais aussi par une propagande énergique et audacieuse."
Linvitation est lancée.
Certains ont prétendu que le fait dappuyer ouvertement madame Maaherra risquait de nuire au procès, mais ce nest pas le cas. Le litige actuel offre au contraire à toutes les sociétés Urantia et à tous les lecteurs une occasion unique de pouvoir prendre part à la libération de la Révélation.
Pour tout genre de contribution que vous verserez au fonds de défense de Kristen Maaherra, vous recevrez un exemplaire autographié du Steeve-Dee de Larry Mullins.
Et ce nest quun début.
Le fait de gagner ce procès est moins un but quun début. Les révélateurs ont fait la majeure partie du travail, mais nous avons néanmoins des fonctions précises à remplir. Kristen Maaherra a écrit à cet égard :
"Quelles tâches peuvent bien avoir à accomplir les êtres humains associés à cette Révélation ? Parmi les directives que les révélateurs sont censés nous avoir laissées, il y en a trois dont nous pouvons être à peu près certains : 1) créer un index (et ce, dès la première édition) ; 2) préparer des traductions ; 3) assurer la diffusion des fascicules pour faire connaître la Révélation à tous les peuples dUrantia.
"Nêtes-vous pas las de vous faire rebattre les oreilles par la même sempiternelle remarque - "Vos unités de temps sont courtes !" - en réponse à votre plus sincère désir de mettre simplement en pratique lune ou lautre de ces directives suprahumaines de votre vivant ? Vous rappelez-vous, lorsque vous avez lu le livre pour la première fois, ce que vous avez spontanément ressenti ? Le très légitime désir den faire part à tout le monde, nest-ce pas ? Bien sûr, mais peu à peu vous aurez "appris" - suivant la paranoïaque politique de la Fondation - que tout ce qui ne respecte pas une "croissance lente" fait preuve d"immaturité" !
"Mais alors, comment expliquer ceci : Dans la première édition, le Livre dUrantia dit qu"un index détaillé est à votre disposition dans un ouvrage séparé". Est à votre disposition ! Cest la Fondation elle-même qui a publié cette affirmation dans la première édition. Elle a travaillé à cet index pendant de nombreuses années, ce qui en soi - sans compter lavis de la première édition - revient à admettre clairement que la création dun index a vraiment été commandée aux êtres humains par les révélateurs suprahumains. Le Livre dUrantia est imprimé depuis 1955 et pourtant il nexiste toujours pas dindex "détaillé" trente-sept ans plus tard. Quand Clyde Bedell a pris linitiative de rédiger son Concordex, la Fondation lui a causé toutes sortes de tracasseries à chaque étape de la préparation. Quant à Nancy Johnson et Dan Massey qui ont intitulé leur index RefAid, elle leur en a interdit la vente. Pourtant, non seulement les lecteurs ont-ils le droit davoir un index, ils ont même la responsabilité den créer un.
"Relativement à la deuxième tâche, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les révélateurs avaient choisi de transmettre les fascicules aux États-Unis et en langue anglaise ? Parce que la nation américaine est "spirituellement évoluée" ? Foutaise ! Cest simplement parce que langlais est la langue la plus répandue sur la planète et parce que les États-Unis sont un pays assez riche, dont la technologie est assez avancée et les citoyens ont assez de temps libre pour faire traduire et imprimer facilement les fascicules dans toutes les autres langues du monde. Les révélateurs ont commencé ici parce que nous pouvions faire le nécessaire.
"Si je puis me permettre une analogie amusante, la Fondation a fendu lair aux trois tirs du lanceur et enregistre donc trois prises : première prise, en ne diffusant pas les fascicules - elle va plutôt dans le sens contraire ! - ; deuxième prise, en ne publiant pas dindex ; troisième prise, en ne produisant pas de traductions. Trois prises : elle est retirée !
"Ou alors permettez-moi dy aller carrément. Sil fallait que les fiduciaires aient raison dagir comme ils le font, cela signifierait que lunivers est gouverné par la menace, le harcèlement, le mensonge et la sournoiserie. Eh bien ! dans ces conditions je préférerais ne pas survivre ! "Il ny a que deux catégories de lecteurs : ceux qui sont prêts à donner leur vie pour cette Révélation, et les autres. Et, si vous êtes prêts à mourir pour elle, êtes-vous prêts à vivre pour elle en collaborant à la faire connaître aux 5,8 milliards dhabitants de cette planète ? Où se terrent les femmes qui sont prêtes à être jetées aux lions, crucifiées ou lapidées à mort par amour pour leur meilleur ami Jésus ?
"Souvenez-vous de lentente que Dieu a conclue avec les Urantiens. Il a convenu de tout faire. Quant à nous, il nous suffit de croire en sa parole lorsquIl nous promet, entre autres, 1) que le service désintéressé confère le bonheur ; 2) que rien nempêchera Jésus de rétablir lestime de soi chez ceux qui lont perdue - et cherchent sincèrement à la recouvrer ; 3) que, tel un soleil, lamour ne peut pas seffuser sur lui-même. Voilà de quelle manière Jésus a conçu son univers de Nébadon. Voilà LA RÉALITÉ !
"Quel rôle vous revient-il de jouer dans le réseau invisible des croyants ? Quêtes-vous prêts à accomplir pour Dieu ? Et pas dans cent ans, mais tout de suite ? Les exemplaires du Livre dUrantia se font de plus en plus rares. À lheure actuelle, votre planète abrite quelque 5,8 milliards dindividus. Depuis ses origines, elle en a vu passer à peu près 72 milliards en tout, ce qui signifie quenviron une personne sur douze à avoir jamais vécu sur Urantia sy trouve en ce moment même. Cest donc dire que, même si un million dexemplaires du Livre dUrantia étaient actuellement en circulation, il ny en aurait quun seul pour 5,000 habitants ! "Je sais bien que ces 5,8 milliards dindividus ne vont pas tous se précipiter sur le récit de la vie de Jésus en sexclamant : "Dieu soit loué ! Cest exactement ce que jai cherché toute ma vie ! " Je sais bien, mais cela nempêche que, jusquau jour où chaque personne sur cette planète naura pas eu loccasion daccepter ou de rejeter ces fascicules, notre tâche - à nous qui avons le bonheur davoir gagné à la loterie de la vie en tombant sur le Livre dUrantia - ne sera pas terminée."
Pour plus de renseignements.
Vous pouvez obtenir tous les documents relatifs au procès sur disquette en communiquant à ladresse suivante :
KRISTEN MAAHERRA
152 California Gulch Rd
Jamestown CO
80455